L’agriculture urbaine : habiter et cultiver, un seul même verbe latin…

Hydroponie et locavorisme.

Ces mots ne signifient peut être rien pour vous… Pourtant, ce sont les activités essentielles, exercées par les 2 start-up présentes à la soirée Phosphore de ce 9 juillet, consacrée à l’agriculture urbaine.

Pour la première, Aéromate, créée il y a 3 ans, il s’agit de proposer ses services aux collectivités locales, aux entreprises ou aux copropriétés désireuses de créer des espaces dédiés à l’agriculture urbaine à proximité. Les toits, espaces de prime abord improbables, reçoivent alors les cultures qui se font hors sol, à la manière ancestrale des Incas, en remplaçant la terre par un substrat stérile, composé de billes d’argile. Les fruits, légumes et aromates peuvent ainsi être récoltés sur commande tout en respectant la saisonnalité.

Fruit and Food, de son côté, a crée il y a un an, un site internet accessible au plus grand nombre, permettant la mise en relation entre particuliers, désireux d’écouler par le biais du troc, du don ou de la vente, les denrées produites et non consommées, dans un périmètre géographique restreint.

L’agriculture urbaine aujourd’hui répond à 3 finalités : rétablir un lien direct consommateur/producteur, la mondialisation rendant toujours plus complexes les circuits de production ; participer à la résilience des villes face au dérèglement climatique en luttant contre les îlots de chaleur et enfin se réapproprier des espaces délaissés ou improbables pour s’orienter vers une autonomie alimentaire plus grande.

En 1800, Paris assurait son autosuffisance alimentaire. La surface agricole utile en France a diminué de 20% depuis 1960. Alors que 47% de la superficie d’Ile de France sont composés de terres agricoles, nous ne disposons que de quelques jours d’autonomie alimentaire en cas de choc environnemental ou économique.

Penser l’agriculture en ville induit l’économie du transport des denrées, et par conséquent une diminution du trafic et de la pollution.
Vouloir une autonomie alimentaire s’accompagne de l’exigence de la traçabilité des produits et la mise en place de circuits courts.

Démarche indissociable de l’aménagement du territoire, l’agriculture urbaine pourrait se résumer à ce seul verbe latin, « colere », à la double signification habiter, et cultiver…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close