De Charlemagne à Jules Ferry : quelle école aujourd’hui pour nos enfants ?

Obligatoire de 6 à 16 ans depuis 1959, l’école le sera désormais dès 3 ans en cette rentrée 2019.

En France, on totalise 15 millions d’élèves et d’étudiants, soit près du 1/4 de la population, alors que 5,2% de notre PIB sont consacrés aux dépenses d’éducation.

Depuis l’Ancien Régime, le système éducatif français a connu d’importantes évolutions, poursuivant toujours la même finalité : la démocratisation de l’accès à l’enseignement.

A la fin du XVIIème siècle, Louis XIV obligea les parents à envoyer leurs enfants jusqu’à l’âge de 14 ans, dans des écoles paroissiales, dites « petites écoles », tandis que près d’un siècle plus tard, la Convention adoptait, en 1793, un texte rendant l’enseignement laïc et gratuit. Il faudra alors attendre 1882, pour que soit instaurée par le gouvernement auquel appartenait Jules Ferry, « l’obligation d’éducation ».

Naît alors pour la première fois la notion de « rythmes scolaires », afin de concilier l’enseignement, les travaux agricoles et l’éducation religieuse.

Chronobiologie. Ce terme fait son apparition dans les années 80, en établissant le parallèle entre l’organisation temporelle de l’enfant et son apprentissage. La semaine de 4 jours alors mise en place, fera ensuite l’objet d’une réforme en 2013, au nom du « développement de la curiosité intellectuelle de l’enfant ». Les enseignements fondamentaux de l’école maternelle et élémentaire sont alors répartis sur 5 matinées, tandis que des Temps d’Activités Périscolaires voient le jour.

Alors que parmi les pays de l’OCDE, la France dispose du temps d’enseignement le plus concentré ( 864 h/156 jours en 2017), les classements internationaux font apparaître un niveau décevant de notre école.

Aujourd’hui, les villes peuvent opter pour le retour à la semaine de 4 jours. Mais au nom des difficultés de financement de ces activités se pose également le dilemme économique de la suppression de nombreux emplois d’animateurs à la clef…

Alors, quels véritables enjeux pour l’éducation nationale aujoud’hui, ascenseur social ?

Et si la seule et véritable ambition était de former un être humain autonome et responsable, tout simplement, libre, comme l’Emile de Jean-Jacques Rousseau …

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close